Association ONNO

c/o C'est au troisième

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 Travailler avec différents artistes m’a permis d’être confronté à des esthétiques contrastées et des publics hétéroclites, ce qui a aiguisé et enrichi mon regard. Ces expériences multiples m’ont construit artistiquement et m’ont amené à avoir, sans à priori, une approche à la fois conceptuelle, sensible et le désir de mettre en œuvre la création contemporaine comme possiblement accessible à tous, initiatrice d’échange et d’ouverture. Depuis le début de mon activité de chorégraphe, j’ai engagé un travail soutenu en direction de publics amateurs donnant lieu le plus souvent à la création de formes scéniques. Ce travail Incite et favorise la rencontre et le dialogue avec des publics même les plus éloignés de la danse. 

Dans mon écriture chorégraphique, les images issues de notre patrimoine culturel et de notre imaginaire collectif sont une source d’inspiration essentielle. Ces images me nourrissent et m’inspirent pour créer du mouvement, de la présence, de la danse, de la narration et trouver du sens. La peinture ancienne, et plus précisément de la Renaissance, baroque et du XIXe ont été le point de départ et le fil conducteur lors de la création de D’après J.-C., Dalila et Samson, par exemple et tout récemment Impressions, nouvel accrochage mais aussi en partie de La Cène manquante, Ciao bella, Exécutions, La liberté guidant Romain Rolland, Objet principal du voyage, D’après d’après J.-C, Attention au réel, It’s my party, Portrait (de groupe) et Et maintenant quelque chose de complètement différent.

Dans Julie, entre autres, Paul est mort ?, Hors Pair/ Tremblay Shake Speare, Ciao bella, Brainstorming, Let It be me all of me, at last, Bang !, CLAN, preMIX, MIX, Tremor and more, Plus ou moins 20 pour commencer (doucement), And more, Jazz et Vin de Palme, The love project et Et maintenant quelque chose de complètement différent, je m’inspire de la culture populaire et mélange différents supports visuels et musicaux, comme le cinéma, la musique pop, la photo....

Ce qui m’intéresse dans la danse c’est comment l’histoire de chacun se lit dans le corps et de fait s’inscrit dans la mémoire collective.

Il me semble que tout le monde a quelque chose à raconter avec son corps et cette narration physique peut être aussi forte chez un danseur professionnel que chez un danseur non professionnel.

Je développe un style particulier dans un cadre précis sans jamais imposer une façon uniforme de danser. Les interprètes avec lesquels je collabore viennent d’univers artistiques très différents, je compose avec leurs qualités de mouvement et leurs manières singulières de s’exprimer. La technicité et la virtuosité peuvent m’attirer, mais ce que je recherche est que la danse soit toujours rattachée à une pensée, une émotion et un état sans protection ni artifice.

Ma démarche artistique est souvent liée à cette relation à l’image et le regard que je porte sur les arts visuels (la peinture, la photo, la publicité, l’architecture, le cinéma, la sculpture...). Ce qui m’intéresse toujours, c’est la façon dont le corps y est représenté, la présence et les postures et comment à travers la construction de l’image corporelle se lisent les préoccupations de l’homme face à sa condition. L’élément récurrent dans mon travail est le jeu des oppositions : l’humour et le sérieux, le sacré et le profane, la certitude et le doute, la retenue et la démesure, la tension et l’abandon, le mouvement et la suspension et donner à voir toutes ces notions dans l’incarnation. La musique occupe une place importante dans la construction de mes pièces, mes choix sont éclectiques, un mélange de musique classique, pop, rock, jazz et contemporaine, mais toujours nécessaire à l’écriture chorégraphique et à la dramaturgie de la pièce.

Pour moi le défi est de créer des œuvres, des collaborations, des passerelles entre l’art et les populations et de susciter l’enthousiasme et l’envie auprès des publics dans leur relation à la culture chorégraphique.

Herman Diephuis