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Copyright Audoin Desforges

Ciao bella

Création 2009

Conception et chorégraphie : Herman Diephuis

En collaboration avec et interprété par : Julie Guibert, Claire Haenni, Dalila Khatir, Maud Le Pladec et Catherine Pavet

Regard extérieur : Julien Gallée-Ferré

Lumière : Sylvie Mélis

Son : Alexis Meier

Costumes : Alexandra Bertaut

Musique : Paul Misraki, Madonna, Johan Strauss, Peter Ilyich Tchaïkovski, Olivia Newton-John, Bee Gees, Richard Wagner, Amilcare Ponchielli

 

Production : ONNO

Coproduction : Le Manège de Reims-scène nationale / Festival Montpellier Danse 2009 / Arcadi (Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Ile-de-France) / Centre Pompidou, Les Spectacles Vivants – Paris / Centre Chorégraphique National de Montpellier Languedoc-Roussillon 

La compagnie a été accueillie en résidence pour les répétitions: CANGO Cantieri Goldonetta Cie Virgilio Sieni – Florence, à la Ménagerie de Verre – Paris dans le cadre du Studiolab, au Quatrain - communauté de communes Sèvre, Maine & Goulaine, au Manège de Reims et à l’Atelier de Paris - Carolyn Carlson

Avec l’aide de l’Institut Français de Florence

Propos

En travaillant sur la peinture de la Renaissance italienne pour la création de D’après J.C., j’ai réalisé comment les artistes de cette époque se sont inspirés de l’art et des écrits de l’antiquité pour établir les canons de la beauté féminine. L’image dessinée d’un corps irréel, antinaturel, devenait selon les thèmes abordés l’enveloppe charnelle de la Vierge, de Marie-Madeleine ou de Vénus, et a ensuite servi de modèle à tout l’art occidental.

Paradoxalement ce qui reste inchangé entre les vierges du Quattrocento et les silhouettes des mannequins du xixe siècle est l’idéalisation de la beauté féminine. Elle demeure une projection fantasmée du désir masculin, dont les images piègent même celles qui les refusent. La femme est censée se définir par rapport à une esthétique qui lui est assignée et qu’elle s’impose.

J’ai voulu aborder notre relation ambiguë à ces images et questionner la représentation de la femme à travers différentes périodes et différents supports. Dans Ciao bella, les cinq interprètes incarnent physiquement jusqu’à l’extrême, ces stéréotypes, subvertis de l’intérieur. Elles manipulent avec humour les clichés et construisent une créature parfaitement artificielle, fabriquée au point d’en devenir monstrueuse, mais aussi capable, in fine, d’échapper à toutes les références et de trouver peut-être sa liberté dans ce paroxysme de l’apparence.

Herman Diephuis 

Diffusion 

2011 Maison de la danse - Lyon

2009 Festival Montpellier Danse // Centre pompidou, les spectacles vivants - Paris // Le Manège de Reims - scène nationale, dans le cadre d’un grand soir // Festival Globalize - Cologne (DE)

Captation vidéo disponible sur demande.